Réforme fiscale 2026 pour les Olim Hadashim : qui peut bénéficier de la nouvelle exonération ?
La réforme 2026 crée une exonération progressive pour certains Olim Hadashim et Toshavim Hozrim sur des revenus professionnels générés en Israël.
Ce que change la réforme 2026
La réforme fiscale 2026 ajoute un avantage distinct pour certains Olim Hadashim et Toshavim Hozrim arrivés en Israël pendant la période prévue. Elle vise une exonération progressive de Mass Hachnassa sur certains revenus professionnels générés en Israël.
Elle ne remplace pas les Nekoudot Zikouy accordées aux Olim Hadashim, et elle ne se confond pas avec le régime existant sur certains revenus de source étrangère. Ce sont trois sujets différents : points de crédit, exonération sur revenus étrangers et nouvelle exonération sur revenus professionnels israéliens.
Période officielle
La page de service de l’administration fiscale vise les Olim Hadashim et Toshavim Hozrim vétérans arrivés entre le 5 novembre 2025 et le 31 décembre 2026.
Qui peut être concerné ?
Le service officiel vise les nouveaux immigrants et les résidents de retour vétérans arrivés pendant la période prévue. L’éligibilité doit être vérifiée avec les documents d’arrivée, le statut personnel et la résidence fiscale effective.
Une personne qui a fait son alyah avant cette période, une personne qui ne remplit pas les conditions de statut ou une personne qui compte seulement sur des revenus passifs étrangers ne doit pas supposer que la réforme s’applique.
- Oleh Hadash arrivé entre le 5 novembre 2025 et le 31 décembre 2026.
- Toshav Hozer vétéran, selon la définition applicable, revenu en Israël pendant la période de la réforme.
- Revenu professionnel issu d’un travail salarié, d’une activité indépendante ou d’une activité professionnelle générée en Israël.
- Dossier documenté avec Teoudat Oleh ou certificat de résident de retour, historique d’entrées/sorties et justificatifs de revenus.
Quels revenus sont visés ?
La réforme vise les revenus d’un effort personnel générés en Israël : salaire israélien, revenu d’activité indépendante, honoraires ou revenu professionnel. Ce point est central : un revenu passif ou un revenu de source étrangère ne doit pas être mélangé automatiquement avec cette nouvelle exonération.
Un salaire en Israël, une activité de consultant ouverte en Israël ou une activité professionnelle exercée depuis Israël peuvent entrer dans le périmètre à analyser. Des loyers en France, des dividendes étrangers ou une pension française relèvent d’un raisonnement fiscal différent.
Plafonds annuels indiqués par les sources officielles
Les plafonds doivent toujours être vérifiés selon la loi, la date d’arrivée, la nature du revenu et la situation personnelle. Les sources officielles publiées indiquent un mécanisme progressif sur les années 2026 à 2030.
Pour les revenus qui ne proviennent pas d’un proche, les plafonds communiqués sont : 600 000 NIS pour 2026, 1 000 000 NIS pour 2027, 1 000 000 NIS pour 2028, 350 000 NIS pour 2029 et 150 000 NIS pour 2030. Les revenus provenant d’un proche suivent un plafond particulier qui doit être vérifié séparément, notamment autour de 140 000 NIS selon les instructions publiées.
Ces montants ne sont pas une simulation personnelle. Ils ne disent pas à eux seuls si votre revenu, votre date d’arrivée ou votre situation familiale permettent d’utiliser l’exonération.
Comment demander l’avantage
La démarche officielle repose notamment sur le Form 116ע, les documents d’aliyah ou de retour, les entrées et sorties, les fiches de paie ou attestations de revenu et un fichier simulateur demandé par l’administration.
La voie pratique dépend de l’obligation de déposer une déclaration annuelle. Une personne non tenue au rapport annuel peut, selon les instructions officielles, utiliser une coordination fiscale en ligne jusqu’à un plafond de revenu professionnel annuel de 300 000 NIS. Si le revenu dépasse ce montant, la déclaration annuelle peut être nécessaire pour le reste.
Une personne tenue au rapport annuel peut utiliser la coordination fiscale en ligne jusqu’à 500 000 NIS de revenu professionnel annuel, et une demande de réduction d’acomptes peut être pertinente pour un indépendant représenté. Au-dessus des plafonds de procédure, le Formulaire 1301 doit être examiné.
Salarié ou indépendant : la démarche n’est pas la même
Un salarié cherchera surtout à obtenir une autorisation de retenue à la source cohérente avec son salaire et son employeur. Il faudra vérifier les fiches de paie, la coordination fiscale et les documents transmis.
Un indépendant devra aussi traiter l’ouverture d’activité, les acomptes, Bitouah Leumi (ביטוח לאומי), les factures et la déclaration annuelle. La réforme peut réduire Mass Hachnassa dans certaines limites, mais elle n’efface pas les obligations administratives liées à l’activité.
Revenus français, régime de 10 ans et obligation de déclaration
Le guide du ministère de l’Alyah rappelle l’existence d’avantages fiscaux pour les Olim Hadashim, notamment autour de certains revenus de source étrangère. Mais la réforme 2026 discutée ici porte sur certains revenus professionnels générés en Israël.
Un point important pour les personnes arrivées à partir du 1er janvier 2026 est que les revenus étrangers peuvent rester dans un régime fiscal favorable tout en nécessitant une attention particulière sur les obligations de déclaration. C’est précisément le genre de situation où il faut distinguer exonération, déclaration et justificatifs.
À ne pas confondre
Un revenu locatif français, une pension française ou un portefeuille étranger ne deviennent pas un revenu professionnel israélien parce que vous avez fait votre alyah en 2026.
Exemple simplifié
Une personne arrive en Israël en juin 2026, commence un emploi israélien et conserve un appartement loué en France. Le salaire israélien peut entrer dans l’analyse de la réforme 2026 si les conditions sont remplies. Les loyers français doivent être examinés séparément au regard de la résidence fiscale, des règles applicables aux revenus étrangers et des obligations de déclaration.
Dans le même dossier, les Nekoudot Zikouy olé hadash peuvent réduire l’impôt, mais elles ne prouvent pas l’éligibilité à la réforme. Le bon dossier sépare donc trois colonnes : salaire israélien, revenus français, points de crédit.
Erreurs fréquentes
- Penser que la réforme signifie cinq ans sans impôt sur tous les revenus.
- Confondre revenus professionnels israéliens et revenus étrangers passifs.
- Oublier le Form 116ע ou les justificatifs d’entrée et sortie.
- Ne pas vérifier si une déclaration annuelle reste obligatoire malgré l’autorisation obtenue.
- Oublier Bitouah Leumi pour une activité indépendante.
- Confondre la réforme 2026 avec les Nekoudot Zikouy olé hadash.
Questions fréquentes
La réforme 2026 concerne-t-elle tous les Olim Hadashim ?
Non. Elle vise les Olim Hadashim et Toshavim Hozrim vétérans arrivés pendant la période officielle et sous réserve des conditions prévues. La date d’arrivée, le statut et les revenus doivent être vérifiés.
La réforme exonère-t-elle tous les revenus ?
Non. Elle vise certains revenus professionnels générés en Israël. Les revenus étrangers, passifs ou français doivent être analysés séparément.
Est-ce la même chose que les Nekoudot Zikouy olé hadash ?
Non. Les Nekoudot Zikouy sont des points de crédit. La réforme 2026 est une exonération spécifique sur certains revenus professionnels israéliens.
Quel formulaire faut-il préparer ?
La demande officielle mentionne notamment le Form 116ע, Teoudat Oleh ou certificat de résident de retour, historique d’entrées/sorties, fiches de paie ou attestations de revenus et fichier simulateur.
Un indépendant doit-il quand même s’occuper de Bitouah Leumi ?
Oui. La réforme porte sur Mass Hachnassa dans certaines limites. Bitouah Leumi et les obligations d’activité indépendante doivent être vérifiés séparément.
Dois-je déposer une déclaration annuelle si j’obtiens une autorisation ?
L’autorisation ne supprime pas une obligation de déclaration annuelle qui existe pour une autre raison, par exemple activité indépendante, revenu étranger, revenu au-dessus d’un plafond ou autre obligation.
Sources et points à vérifier
Service officiel décrivant les personnes éligibles, les documents, le Form 116ע et les voies de demande.
Référence officielle de la loi publiée en 2026. Les dispositions légales priment en cas d’écart avec une page d’information.
Publication officielle de la Knesset indiquant les plafonds annuels du dispositif, à lire avec la fiche de loi adoptée et le service courant de l’administration fiscale.
Guide officiel mis à jour en 2026 sur les droits fiscaux des nouveaux immigrants.
Les seuils, formulaires et règles fiscales peuvent changer. Les informations doivent être vérifiées selon l’année fiscale et le dossier.